1,1 million de bitcoins, ça peut rendre fou – L’ex-femme de Craig Wright démolit sa version des faits

Qui croire dans toute cette affaire ? – Depuis qu’il s’est auto-proclamé comme Satoshi Nakamoto, Craig S. Wright a enchaîné les procès judiciaires. Dans l’affaire l’opposant à la famille de son défunt associé David Kleiman, un pactole d’1,1 million de bitcoins serait en jeu. Problème : son ex-femme et Wright n’ont pas la même version des faits.

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Un procès rocambolesque en perspective

Sans retracer la (très) longue saga judiciaire, Ira Kleiman (en tant que successeur de son frère, David) réclame la moitié des 1,1 million de bitcoins que Craig Wright et son associé auraient miné avant 2013.

Mais le plus célèbre des Faketoshis prétendait (une fois de plus) ne pas avoir les clés privées, indispensables pour accéder aux sommes en question. Toutefois, en janvier de cette année, un mystérieux coursier a enfin livré (soi-disant) les informations requises pour accéder à ces fameux wallets.

Et là, un nouveau problème : Wright prétend que ces documents étaient adressés à … Ramona Watts, sa nouvelle épouse. Tout ceci n’est que la version courte de l’affaire, on vous fera grâce des détails (notamment les injures de Wright contre le juge en charge de l’affaire).

Cependant, un énième rebondissement vient de tomber ce 4 août, par le biais d’un nouveau document judiciaire prévu pour le procès pour le 13 octobre 2020. Les plaignants lui reprochent une contradiction entre les déclarations de Wright et celle de son ex-femme.

Quelqu’un n’a pas dit la vérité

Lynn Wright, l’ex-femme de Wright, affirme qu’en 2012, ses intérêts dans la société W&K (Wright & Kleiman) ont été transmis à Craig Wright R&D, qui sera elle-même rebaptisé Tulip Trust. Le souci est que les plaignants ont relevé quelque chose de suspect :

« L’action en justice de Mme Wright révèle que tout ce que la demande de jugement sommaire du Dr Wright disait sur la prétendue propriété de W&K par Mme Wright était un mensonge. (…) Si l’on en croit ses allégations sous serment dans cette action en justice, Mme Wright, de son propre aveu, n’avait aucune participation dans W&K au moment où cette action en justice a été déposée. »

La plainte initiale de cette affaire ayant été déposée en 2018, Mme Wright n’était donc plus censée détenir de parts dans le Tulip Trust. Pourtant :

« (…) Mme Wright affirme qu’elle possède à nouveau une participation dans W&K parce que, le 10 juillet 2020, le Tulip Trust lui aurait transféré à nouveau une participation dans W&K (…). »

Un concours de circonstances qui fait dire aux avocats des plaignants que :

« (…) ce serait une coïncidence si, bien que le Dr Wright et son ex-femme aient apparemment une ‘relation inexistante’ avec ‘peu ou pas de communication’, elle décidait de son propre chef de déposer une requête devant le tribunal (…) cette récente requête de Mme Wright semble être un autre stratagème du Dr Wright pour tromper les plaignants et cette Cour. »

La brume s’épaissit toujours plus dans cette affaire Kleiman contre Wright. L’accusation estime que Craig Wright enchaîne les écrans de fumée les uns après les autres. Le procès du 13 octobre risque d’être haut en couleur, mais il y a par contre de fortes chances que personne ne voit la couleur des 1,1 million de BTC (imaginaires ?) d’ici là.

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